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  • Implication locale - Territoires

Economie inclusive : comment favoriser l'accès aux besoins essentiels ?

Contribuer au développement durable, c’est aussi inclure les publics vulnérables dans notre société pour que chacun accède à ses besoins et droits essentiels. L’action des entreprises dans ce cadre peut prendre différentes formes selon leurs activités :

  • Innovation frugale : adaptation des produits et services pour les rendre accessibles (technologie/coût) ;
  • Coopération public / privé ;
  • Partenariat associatif ;
  • Mécénat…

Qui sont les publics vulnérables sur le territoire ?

Que recouvrent les besoins essentiels ?

L’activité de mon entreprise est-elle concernée par l’économie inclusive ?

L’économie inclusive concerne particulièrement les entreprises dont les activités / produits contribuent à pourvoir à des besoins / droits essentiels.

  1. Déterminer si votre activité concerne les besoins et droits essentiels
  2. Identifier les publics vulnérables sur le territoire
  3. Comment agir

 

1)      Déterminer si votre activité est concernée par les besoins et droits essentiels

Les besoins essentiels recouvrent l’alimentation, l’accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé et au logement. Par extension, en France, on considère également l’accès à l’énergie, à la mobilité et à internet comme des besoins facteurs d’inclusion sociale.

Les droits essentiels incluent les droits économiques (travailler, consommer, avoir un compte bancaire), religieux, politique et culturel.

 

2)      Identifier les publics vulnérables sur le territoire

Il existe plusieurs facteurs de vulnérabilité touchant :

  • La capacité monétaire pour faire faire aux besoins essentiels : se nourrir, se loger, se chauffer, se vêtir, se laver, se déplacer => Les retards de paiement, les privations de consommation (y compris sur ces besoins essentiels) sont des indicateurs de vulnérabilité dorénavant repérés par l'INSEE pour mesurer « la pauvreté en conditions de vie ».
  • La capacité d'autonomie : renvoie à des problématiques de déplacement, de santé, de maîtrise de la langue française, de la capacité à se repérer dans un environnement complexe caractérisé par exemple par l'évolution croissante des démarches en ligne, …)
  •  La capacité à être en relation, à mobiliser les réseaux de solidarité : problématique d'isolement

Au regard de ces facteurs de vulnérabilité, certaines personnes vont être plus exposées que d'autres à certaines périodes de leur vie : familles monoparentales, personnes âgées, certains jeunes et étudiants au moment de la prise d'autonomie, les populations migrantes...

C'est bien le cumul de plusieurs indicateurs qui induit la vulnérabilité, chaque indicateur pris isolément ne constituant pas forcément un facteur de risque.

 Vulnérabilité et territoires prioritaires :

 15 territoires sont classés prioritaires par l’État au titre de la politique de la ville. 11 d'entre eux sont à Nantes, 2 à St-Herblain, 1 à Rezé et 1 à Orvault.

 Les quartiers prioritaires de la politique de la ville concentrent une partie de la pauvreté de la Métropole : Avec un revenu médian de 975 €/mois (1752€ à l'échelle de l'agglomération), c'est 43 % des personnes habitants de ces quartiers qui ont un bas niveau de revenu (contre 16,3%). L'indice de chômage s'élève à 23 % (contre 11,6 %).

 Les quartiers prioritaires, compte tenu de leur fonction sociale, accueillent en proportion plus importante que sur le reste de l'agglomération des profils de population plus vulnérables :

 - les familles monoparentales à bas revenus : près de 63 % des familles monoparentales des quartiers prioritaires, contre 42 % de la population métropolitaine

- Travailleurs pauvres : 17 % des actifs occupés des quartiers prioritaires (contre 8 %)

- Des personnes de haut niveau de formation, plus déqualifiées (occupant un emploi qui n'est pas à la hauteur du niveau de qualification) dans les quartiers prioritaires qu'ailleurs : 36 % (contre 18%)

- …

Les territoires prioritaires sur l'agglomération nantaise : Bellevue Nantes et St-Herblain, Dervallières, Malakoff, Breil-Malville, Bout des Landes, Bout des pavés, Boissière, Port-Boyer, Bottière-Pin sec, Clos Torreau, Halvèque, Ranzay, Sillon de Bretagne, Château, Plaisance

3)      Comment agir

  • Innovation frugale

L’innovation frugale consiste à adapter la conception d’un produit ou service pour le rendre accessible en coût ou/et technologie. La mise en œuvre d’ateliers d’innovation participative impliquant le public cible ou une association le connaissant bien constitue un bon moyen de réduire les fonctionnalités au besoin strict en adaptant l’ergonomie, et facilitant ensuite la promotion / diffusion de la solution par le réseau.

  • Quartiers prioritaires

Les quartiers prioritaires de l'agglomération abritent également une vie associative dense et active auprès des habitants. Les champs couverts sont multiples : la prévention en santé (alimentation, bien-être, ...), le sport, les activités artistiques et culturelles, les soutiens scolaires ou éducatifs, le soutien aux démarches juridiques ou d'accès aux droits, ...

Ces acteurs associatifs constituent une ressource essentielle et lient de nombreux partenariats avec les services publics et les acteurs économiques.

  • Coopération public / privé

L'engagement des entreprises dans une dynamique de responsabilité sociétale, peut donner lieu à des modes de coopération avec le secteur public au bénéfice de la qualité de l'offre aux usagers/clients. Il s'agira de trouver la « valeur partagée » sur la base de laquelle un projet commun peut se construire. Les permanences du CCAS de Nantes dans certaines agences de banque postale sont est un bon exemple de coopération par laquelle la collectivité enrichit son offre en allant au-devant des publics qui ne vont pas forcément vers elle, et la banque renforce, par ces permanences, la qualité de service apportée en son sein, vis à vis de ses clients les plus vulnérables.

  • Partenariat associatif

Le tissus associatif est riche et peut avantageusement compléter les compétences de l’entreprise tant par une connaissance fine des publics vulnérables cibles que sur la manière la plus appropriée de favoriser leur accès aux besoins/droits essentiels. Commencer par identifier quelques associations dont l’objet semble pertinent quant à la problématique d’inclusion visée, et les rencontrer. Les acteurs associatifs se connaissent entre eux et sauront ré-orienter la demande au besoin. Contractualiser sur la base d’attentes mutuelles en intégrant un planning d’action pour chaque partie.

  •   Mécénat

Le mécénat est une forme philantropique de partenariat associatif puisqu’il se passe de contre-partie. Il peut prendre la forme de don de compétences (mise à disposition de temps salarié), don en nature (matériel ou autre) ou don monétaire,… les dons quelque soit leur forme bénéficient d’une fiscalité avantageuse (cf. que dit la loi).

Par transparence, l’entreprise est fondée à demander une traçabilité de l’utilisation des moyens mis à disposition de l’association.

La plupart des entreprises ont des actions mécénales, c'est-à-dire donne de l'argent ou mettent à disposition des compétences d'association reconnues d'intérêt général. Ces dons, quelque soit leur forme, bénéficient d’une fiscalité avantageuse. Les salariés peuvent proposer des thèmes d’engagement ou des associations à soutenir (temps, argent, matériel) avec abondement de l’entreprise.

Ressources :

Initiatives :

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